lundi 25 juillet 2022

Qui était Maître NISHIJIMA ?



Nishijima Kazuo, en religion Gudō Wafu Nishijima (西嶋愚道和夫, Nishijima Gudō Wafu?), né le 29 novembre 1919 à Yokohama, et mort le 28 janvier 2014, est un bonze et enseignant bouddhiste zen japonais.

Très jeune, il découvre, à travers la pratique de l'athlétisme, l'importance de l'équilibre intérieur. À 16 ans, il lit le Shōbōgenzō de Maître Dōgen, et s'étonne de ne pouvoir comprendre un livre pourtant écrit en japonais. En octobre 1940, à l'âge de 21 ans, il participe à une première retraite au temple de Daichūji sous la direction du maître zen Kodo Sawaki (Sawaki Kōdō) (1888-1965), dont il suivra les enseignements jusqu'à la mort de ce dernier.

En 1946, Maître Nishijima sort diplômé de l'école de droit de l'Université de Tokyo et entame une carrière dans la finance. Au décès de Kodo Sawaki, suivant la tradition zen, il cherche un maître qui lui conférera l'ordination de moine. Il choisit alors un de ses aînés, qu'il a connu au lycée de Shizuoka quatorze ans auparavant, Zuigaku Renpō Niwa Zenji, qui sera par la suite le supérieur général de l'école Sōtō et le soixante-dix septième abbé du monastère d'Eihei-ji. En 1973, Niwa l'ordonne moine zen, avant de lui transmettre, en 1977, lui transmet le shiho, le reconnaissant ainsi formellement comme un de ses successeurs. À propos de son ordination, Maître Nishijima déclare: « Je suis devenu bonze tard dans ma vie, et comme j'ai mis du temps à trouver ma véritable vocation, j'ai pris le nom de Gudô lors de mon ordination. GU signifie « raide » ou « stupide », DÔ, « la vérité » ou « la voie » . Même quelqu'un de stupide peut trouver la vérité. »

Parallèlement à cela, Maître Nishijima poursuivit sa carrière professionnelle jusqu'en 1979, date à laquelle il prend sa retraite.

Au cours des années 1960, Maître Nishijima commence à donner régulièrement des conférences publiques sur le bouddhisme et la méditation zen. À partir des années 1980, certaines de ces conférences sont en anglais, ce qui attire vers lui un certain nombre d'étudiants étrangers, dont l'Américain Brad Warner. En France, une partie de ses étudiants se regroupent au sein du Dogen Sangha. D'autre part, Maître Nishijima a tenu à transmettre le shiho en 2001 à l'enseignant et auteur français Éric Rommeluère, considérant, sur la base de leurs échanges à propos du Shōbōgenzō qu'il était digne d'être son successeur dans le Dharma.

En 1979, il prend sa retraite et quitte la Japan Securities Finance Co, dont il était l'un des directeurs depuis 1950. Toutefois, il reprend alors du service dans la finance et devient conseiller de l'entreprise de cosmétiques Ida Ryōgokudō qu'il aide à se redresser. Pour le remercier, ses dirigeants mettent à sa disposition un bâtiment dans lequel établir un dojo, à Ichikawa aux environs de Tōkyō. C'est de là que, durant de nombreuses années — jusqu'à la fermeture du dojo en 2005 — Maître Nishijima transmettra son enseignement, qui repose sur deux aspects essentiels: l'interprétation du Shōbōgenzō, et l'équilibre du système nerveux autonome, induit par la pratique de zazen.

Maître Nishijima est l'auteur de plusieurs livres en japonais et en anglais. Son grand œuvre reste cependant sa traduction en japonais moderne et en treize volumes du Kana Shōbōgenzō en 95 fascicules de Maître Dōgen, traduction augmentée des propres commentaires de Nishijima. En collaboration avec son élève anglais Mike Cross, il a publié une version en anglais de cette traduction en japonais. Cette traduction en anglais est considérée par certains comme la plus exacte et fidèle de cet ouvrage. Il a aussi travaillé à une traduction anglaise avec commentaires du Shinji Shōbōgenzō, un recueil de 300 kôans réunis et commentés par Maître Dôgen, ainsi qu'à la traduction avec commentaires d'un ouvrage fondamental du bouddhisme Mâhayâna, les Versets fondamentaux de la Voie du Milieu (Mūlamadhyamakakārikā) de Nāgārjuna.

(Source wikipédia en Français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gud%C5%8D_Wafu_Nishijima )


A suivre...


dimanche 24 juillet 2022

Recherche local rentrée 2022

Souhaitant développer une activité de pratique de méditation zen (zazen) sur Brive à partir de la rentrée de septembre 2022,Nous sommes en recherche de pouvoir partager un local de pratique sur la base d'une soirée par semaine. Un local utilisé par un club de yoga serait, par exemple, parfait.


L'activité concernerait au départ 4 à 10 personnes, sur la base d'une séance de 1h30 à 2 heures une fois par semaine.

Pas de contrainte particulière pour l'utilisateur principal : le zazen est une méditation assise et silencieuse, entrecoupée de périodes de marche lente. Nos séances se terminant ensuite par un court enseignement sur le bouddhisme zen.

Notre association est en cours de création (association Loi 1901) et vous trouverez ici même notre ébauche de blog (en cours de construction comme vous le constatez). 

Et plus d'infos sur le site de Lyon-Villeurbanne qui est notre association de rattachement : https://www.dogensangha.fr/   

Bien entendu nous pourrions participer aux frais d'occupation, même modestement dans un premier temps, tout comme vous fournir une attestation d'assurance pour l'emploi de locaux provisoires.

Vous remerciant par anticipation pour toute proposition qui pourra nous être faite et restant naturellement à votre disposition pour vous fournir tous les éléments complémentaires que vous pourriez souhaiter, comme pour répondre à vos éventuelles questions.

Laurent 06 52 63 41 42





mercredi 16 juin 2021

 Qui sommes nous ? 

L'association Zen Dogen Sangha Nouvelle-Aquitaine s'inscrit dans la lignée classique des patriarches du Zen Soto et notamment de l'œuvre considérable de Gudo Wafu Nishijima, traducteur de Dogen et de Nagarjuna.

Relié au temple Gudo-Ji à Villeurbanne, dont le fondateur Jean-Marc BAZY Moine zen a reçu le sceau de la transmission de Gudo Wafu NISHIJIMA  dont il est l'un des successeurs en Europe. L'association Zen Dogen Sangha Nouvelle-Aquitaine entend participer à l'approfondissement de ce travail considérable, l'étude de l'esprit de l'œuvre de Maître Dogen (SHOBOGENZO) et de Nagarjuna. (théoricien de la Voie du Milieu).

Si l'on peut résumer la quintessence de l'apport de Gudo Wafu Nishijima, il suffit de dire comme lui : "Le vrai bouddhisme est la réalité"

Aussi la pratique de zazen ou méditation assise (zazen) est elle au cœur. La pratique de la méditation assise  a en effet pour vertu d'être immédiatement "réalisation", c'est la quintessence de l'action au moment présent, immersion immédiate dans la réalité, toutes considérations laissées de côté, ignorées.

L'Association Zen Dogen Sangha revendique en outre une approche démystifiée du bouddhisme qui a vocation à pénétrer profondément le monde occidental. Il s'agit de prendre le réel pour ce qu'il est, non pour ce que l'on en imagine ou espère. Ainsi, cette approche démystifiée se traduit par relativement peu de cérémonies ou de rituels, une volonté d'accueillir et de pratiquer le sourire et l'écoute en même temps que la simplicité et la chaleur humaine.

Le Dojo (lieu de pratique) est ouvert à tous sans préjugés, distinctions, discriminations quelconques. Quelques règles sont évidemment nécessaires : l'accent est mis sur une totale liberté, notamment de croire à une transcendance ou de ne pas y croire. Il est privilégié l'esprit plutôt que la lettre, le fond plutôt que la forme. Le choix est délibérément celui de la non violence (absence de kyosaku – bâton d’éveil). La seule chose importante est de vivre chaque événement à cœur, avec le cœur. Il n'y a ni débutants ni confirmés, la sincérité seule compte.

Si l’Association Zen Dogen Sangha se réclame résolument du message du Bouddha, elle se veut délibérément ouverte, accueillante et solidaire avec tout ce qui est humain. Elle refuse tout dogmatisme, tout intégrisme ou préjugé. Tous les grands sages de l'humanité ont expérimenté la racine au travers du ressourcement intérieur de Zazen ou méditation silencieuse, parfois solitaire.

Au cours de cette méditation, la rencontre avec la nature essentielle, intime, paisible, la nature humaine se confond avec le contact de l'irréductible essentiel, quel que soit le nom qu'on lui donne et qui apparaît dans l'attention à chaque instant, à chaque geste, à chaque être. La philosophie du réalisme s'installe d'elle-même par la pratique de Zazen. Cette méditation silencieuse est le lieu du retour vers l'intériorité, le travail sur l'équilibre, la pacification de l'esprit par l'observation profonde du mental et du non mental.

Au sein de la Dogen Sangha, les méditations sont silencieuses, c'est-à-dire qu'aucune parole n'est proférée par quiconque durant le temps de la méditation, elles sont suivies d'un court temps d'enseignement (étude d'un texte, enseignement autour d'un concept clef du bouddhisme zen, réflexion commune autour d'un thème, questions-réponses...)

Si la filiation du Dojo est japonaise, elle rappelle la transmission depuis l'Inde, la Chine, le Japon et maintenant l'Occident.

C'est pourquoi l'accent est mis sur la compréhension de l'intérieur et du fond et la compréhension dans sa langue maternelle en français du contenu. Ainsi Bouddha peut être traduit par l'être humain lucide, Dharma par la réalité et ce qu'elle y donne à voir, Sangha par la communauté humaine. Rien ni personne ne doit être mis sur un piédestal, nulle dévotion, nulle prière, seulement la pleine conscience du caractère précieux de chaque instant présent.

Tout cela ne peut s'actualiser qu'au travers d'un mental calme, équilibré et pacifié qui change la vie.




QUI SOMMES NOUS

La hutte d'herbes

Sekito Kisen : "J’ai bâti une hutte d’herbes dans laquelle vous ne trouverez rien de valeur. Après manger, je me détends et fais un so...